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Nos lévriers peuvent exercer leurs talents dans deux disciplines différentes. Le racing (course de vitesse) et la poursuite à vue sur leurre (" PVL " en abrégé ) ou Coursing.
 
LE RACING

La première réunion de lévriers s'est tenue à Londre, en septembre 1876. En France, la première course de lévriers est organisée par Eugène Chapus à Bagatelle le 28 Novembre 1879. Le décret réglementant l'autorisation des courses et le fonctionnement du pari mutuel est voté en 1933. Le premier cynodrome fixe est construit à Courbevoie en 1936. Il sera utilisé jusque en 1951. Actuellement, on compte une quinzaine de cynodromes en France.

Le racing est une course de vitesse effectuée sur un cynodrome comprenant deux grands virages et deux lignes droites. Les distances parcourues varient entre 250 et 600 mètres suivant le cynodrome et en fonction des différentes races de lévrier. La piste est en herbe ou bien en sable. Le nombre de partants est de six ou huit suivant les règlements. Le départ est donné dans des boites qui s'ouvrent toutes au même instant. L'ordre dans les boites est tiré au sort.
A l'ouverture, les lévriers s'élancent dans une course effrénée après un leurre fabriqué avec des morceaux de sac plastique blanc jusqu'à l'arrivée ou ils se jettent sur le leurre en essayant de le déchiqueter. Pour éviter les morsures accidentelles, les lévriers sont équipés de muselières. Une épreuve de racing se déroule en deux ou trois manches, suivant le nombre d'engagés.

Dans le monde des courses de lévriers, on distingue deux clans :
· L'Angleterre, l'Irlande, l'Espagne, les U.S.A et l'Australie qui pratiquent principalement les courses avec paris, comme les courses hippiques. Ils utilisent les GREYHOUNDS.
· Les autres pays d'Europe organisent des épreuves purement sportives et aussi des courses paris mutuels avec des enjeux très faibles. Toutes les races de lévrier participent à ces épreuves avec une forte majorité de WHIPPETS.

 

LA POURSUITE à VUE SUR LEURRE

Ce type d'épreuve a débuté en France dans les années 80. C'est une simulation de chasse au lièvre.
On installe le parcourt sur un grand terrain de 1 à 3 hectares. Le leurre effectue un trajet comme le ferait un lièvre pourchassé, des lignes droites suivies de virages brusques et sur une distance de 600 à 1000 mètres. Les lévriers courent deux par deux. Un juge leur attribut des points en fonction de différents critères reconnus déterminants pour apprécier les aptitudes à la chasse à vue. Ensuite, le classement est calculé au nombre de points.

Les critères choisis :
- LA VITESSE : nécessaire pour attraper le gibier et compenser notamment le retard pris à son départ sous l'effet de la surprise.
- L'ARDEUR à la poursuite, quelles que soient les conditions du terrain (nature, obstacles) et les incidents (esquives, chute, perte de vue momentanée).
- L'ADRESSE et le COURAGE indispensables pour franchir les obstacles, revenir sur le gibier ou compenser le retard pris après une esquive (RETOURS).
- L'INTELLIGENCE de la poursuite qui fait prendre au lévrier la trajectoire le mettant en bonne position pour la CAPTURE et l'ADRESSE sans lesquelles le lévrier le plus rapide ne réussira jamais sa prise.
Le jugement des P.V.L. consiste donc essentiellement à apprécier en les notant de 0, 1, 2 et éventuellement 3 points, les sept aptitudes ou qualités suivantes :
1 - LA VITESSE
2 - L'ADRESSE
3 - L'ARDEUR
4 - L'OBSTACLE
5 - La capacité à effectuer des RETOURS
6 - LA RESISTANCE
7 - La capacité à réussir la CAPTURE.
Toutes ces qualités sont appréciées tout au long du parcours, chacune d'elles pouvant l'être plus particulièrement au cours de certaines séquences.

L'épreuve se déroule en deux manches. Pour la première les couples sont tirés au sort, pour la deuxième, la sélection se fait en fonction des points réalisés dans la première manche.

Les aptitudes de chasseur de nos lévriers sont pleinement exploitées dans ce type d'épreuve qui sont très apprécié par toutes les races de lévrier.
Pour les spectateurs, la compétition est difficile à suivre. Les résultats ne sont connus qu'à la fin de la journée lorsque le juge et son équipe ont effectué le décompte des points pour chaque lévrier. Pour apprécier pleinement ces compétitions, il faut simplement regarder le travail de chasse effectué par les lévriers.

 

Le livret du propriétaire de lévrier sportif

LES RÉGLEMENTATIONS

  • Les Épreuves Nationales sur Cynodrome (ENC) et la Poursuite à Vue sur Leurre (PVL) sont organisées sous l'égide de la Société Centrale Canine pour les qualifications aux Championnats de France.
  • Les courses à "Pari Mutuel" sont organisées sur des cynodromes fixe ou itinérants par des Sociétés de Courses agrées par la Fédération des Sociétés de Course de Lévriers, elle-même sous la tutelle du ministère de l'agriculture. Chaque année, les Championnats de France de la Fédération sont donc organisés.
  • Les épreuves Internationales de Racing et Coursing sous la réglementation de la Fédération Cynologique Internationale (FCI) pour les Championnats d'Europe et du Monde.

La différence essentielle entre ces règlements ce situe au niveau des différentes catégories pour les whippets.

Epreuve nationale sur cynodrome
Le Grand Prix International de la SCC
Poursuite à vue sur leurre
    Catgorie
      Whippet 
 Grand Whippet 
    Très Grand Whippet
Mâle
 jusqu' 49 cm
jusqu' 12 Kg
 >49 cm 51 cm 
>12 Kg 14 Kg 
>51 cm 53 cm 
>14 Kg 15,5 Kg 
Femelle
jusqu'à 45 cm
 jusqu' 10 Kg
>45 cm 47 cm 
>10 Kg 11,5 Kg
>47 cm 49 cm
>11,5 Kg 13 Kg

 

Whippet Mâle/Femelle
<11Kg
11 à 13Kg
13 à 15Kg
15 à 17Kg

 

Epreuve de racing sur cynodrome
Epreuve de coursing
Championnat d'Europe de coursing
Mâle
Jusqu'à 52 cm
Femelle
Jusqu'à 48 cm

 

LA CHASSE

La chasse avec les lévriers est interdite en France depuis 1844. Voici les explications données par le sénateur Alain Vasselle lors de la séance du 25 mai 2000 pour défendre un amendement qui sera repoussé par le Gouvernement.

C'est bien volontiers que j'ai accepté de défendre cet amendement, à la demande de mes collègues MM.Hérisson, Bizet, Braye, François, Lassourd, et surtout Bernard Murat, qui y est très attaché.
Pour bien comprendre l'objet de cet amendement, permettez-moi, mes chers collègues, de faire un bref rappel historique, avant d'en venir à l'intérêt d'une telle disposition législative.
Jusqu'au xviie siècle, les lévriers étaient utilisés pour la chasse. Mais Louis XIV, très attentif à sa gloire personnelle, remplaça massivement les lévriers par des chiens courants.
A cette désaffection va s'ajouter, à partir de 1689, une association d'idées. Jacques II, roi d'Angleterre et d'Irlande, se réfugie en France. Il est accompagné de troupes irlandaises et de vingt mille lévriers ! Evidemment, en quelques mois, les campagnes entourant les cantonnements sont dépeuplées de tout gibier.
Vingt mille chiens courants auraient fait autant de ravages, mais l'opinion publique enregistre pour longtemps une synonymie : " lévrier égale destruction " ; les temps ont bien changé !
Or les lévriers, quelle que soit la race considérée, ne sont absolument pas des destructeurs de la faune, comme on a voulu le faire croire. Pour ne citer que les pays industriels où les lévriers chassent encore de nos jours, je pense plus particulièrement à l'Espagne, à la Grande-Bretagne, à la Russie ou encore aux Etats-Unis, le pourcentage de prise est de l'ordre de 25 %, ce qui est à peu près équivalent aux pourcentages de la chasse à courre, à cor et à cri.
Par ailleurs, il devient urgent de laisser nos préjugés de côté. Chasse aux lévriers ne signifie plus, depuis très longtemps, chasse de nobles. Le lévrier n'est plus le chien d'une élite. Par exemple, en Espagne, la chasse aux lévriers est autorisée ; elle est très populaire. De même, en France, si nous faisons une analyse sociologique des propriétaires de lévriers, on constate aisément qu'une très large majorité d'entre eux - 70 % des propriétaires de barzoïs - sont commerçants, artisans, salariés ou sans emploi.
D'autre part, les conditions et les modalités de la pratique de la chasse ont considérablement évolué depuis la loi de 1844, date à laquelle ce mode de chasse a été prohibé.
Ainsi, le développement des plans de chasse qui visent à gérer l'équilibre des espèces chassables rend en réalité indifférent le mode de prélèvement.
Enfin, de nos jours, chez la plupart des races, on observe une nette augmentation du nombre de sujets dépourvus des aptitudes de poursuite et de chasse de leurs ancêtres. En effet, tous les spécialistes de ces races reconnaissent que notre législation met sérieusement en péril les aptitude naturelles de chasse des lévriers. Il me semble donc à la fois indispensable et urgent de rétablir le droit d'utiliser les lévriers pour ce à quoi la nature, et elle seule, les a destinés : la chasse.
C'est pourquoi, mes chers collègues, nous vous proposons d'adopter cet amendement qui vise à réintroduire la possibilité de chasser en France avec des lévriers afin de préserver les qualités cynégétiques qui leur sont propres.

Club du Lévrier de Course d'Île de France C.L.C.I.F.